La vie passionnée de Vincent van Gogh – Auvers-sur-Oise

 » La vie passionnée de Vincent van Gogh « , tournage du film à Auvers-sur-Oise en 1955.

Tournage du film « La vie passionnée de Vincent van Gogh » à Auvers-sur-Oise en 1955, avec la participation de nombreux Auversoises et Auversois, et d’acteurs célèbres tel que, Kirk Douglas, Antony Quinn, etc.,  Le film qui permit de faire découvrir la ville d’Auvers-sur-Oise et la tombe de Vincent van Gogh dans le monde, il participa à la renommé de cette ville. Le tourisme à Auvers-sur-Oise à partir de ce moment là, pris son envole, et permit le développement touristique d’Auvers-sur-Oise – (95430).


Dans l’ombre des tournesols

La vie passionnée de Vincent van Gogh

1878. Le jeune Hollandais Vincent Van Gogh arrive en Belgique dans la région minière du Borinage. Il apporte aux mineurs une instruction religieuse et une aide spirituelle. Mais son ardeur trop grande et son dévouement trop intense inquiètent ses supérieurs. Écœuré, il abandonne son sacerdoce. Son frère Thèo le persuade de rentrer en Hollande, pour mener une vie plus saine. Vincent découvre alors les arts et commence à peindre. Après un séjour à La Haye, il se brouille avec sa famille. Il se rend à Paris où son frère le présente aux « nouveaux  » peintres, les impressionnistes. Il s’initie à leurs théories et travaille beaucoup, mais n’arrive pas à vendre ses toiles.

Il se rend en Provence, où sa production est intense et son génie évident. Gauguin le rejoint, mais ils s’opposent bien vite. Après le départ de Gauguin, Van Gogh se coupe une oreille. Interné à l’asile de Saint-Rémy, sa santé se rétablit quelque peu. Mais il travaille trop et une nouvelle crise survient. A Paris, il retrouve son frère qui le fait soigner à Auvers par le docteur Gachet. Il travaille et peint fébrilement tandis que les crises se succèdent. Alors qu’il peint le  » champ de blé aux corbeaux « , il se suicide.

Le film est avant tout un mélodrame flamboyant alors que la réflexion sur la peinture est limitée. Ainsi pour, Stéphanie Katz : « Vincente Minelli opte pour affronter clairement ce monument pictural avec les outils du grand cinéma américain. Les personnages incarnés par Kirk Douglas (Van Gogh) et Anthony Quinn (Gauguin) campent une esthétique illusionniste typique des superproductions d’un certain cinéma. Costumes et décors sont d’excellentes reconstitutions, élaborés strictement à partir de documents historiques. Tous les lieux de vie du peintre, depuis la chambre jusqu’au café en passant par les rues de Arles ou les champs de blé d’Auvers-sur-Oise, sont repris sur la base de photographies de tableaux célèbres.

Quant à l’œuvre elle-même, elle est présente sous forme de ponctuations visuelles, au fil des chapitres du film. Comme en témoignent les remerciements aux différents musées, certaines toiles emblématiques ont été saisies par la caméra, selon un modèle photographique, en plans fixes et serrés. De ce frôlement entre photographie et cinéma, il découle une vibration qui anime secrètement le traitement lumineux, réchauffant matière picturale et couleurs. Comme pour disposer sur la pellicule un vernis capable d’unifier l’univers cinématographique de la reconstitution avec celui de la capture par la caméra de la peinture elle-même, un travail de filtrage coloré homogénéise l’ensemble sous un voile orangé, à la fois chaleureux et annonciateur d’orages.

Quant à la logique narrative, elle est soutenue par la relation épistolaire entre Vincent et son frère Théo. Au plus près de la vie et des émotions du peintre, ce sont ses propres mots qui viennent rythmer l’évolution dramatique du récit, même s’il faut noter que l’exaltation du tempérament de l’artiste est beaucoup plus souvent jouée par le comédien que présente dans les lettres du peintre.

Bref, avec Vincente Minelli, le cinéma hollywoodien fait la démonstration qu’il maîtrise parfaitement son projet initial : il recompose de toutes pièces un monde de substitution, double le réel d’une représentation narrative qui oriente le regard du spectateur. En conformité avec le projet perspectiviste de la Renaissance qui encadre le spectateur en lui racontant une histoire, la proposition de Minelli préfère mimer la vie d’un van Gogh déjà préconçu, plutôt que d’interroger l’énigme toujours insaisissable d’une biographie d’artiste. L’œuvre elle-même n’est jamais questionnée, ni véritablement regardée, le regard flottant au-dessus d’elle étant toujours déterminé par la tonalité tragique du récit.

Emblématique de ce dispositif contraignant, la scène dans laquelle Van Gogh et Gauguin se disputent au sujet de leur conception respective de la peinture, jouée dans une reconstitution méticuleuse du tableau Terrasse de café la nuit, oblige le spectateur à reconnaître dans cette toile les traces d’une tragédie intime. Or reste encore à prouver que ce tableau nocturne, pétillant comme un feu d’artifice et témoignant d’une véritable jouissance colorée, soit à rapporter au tempérament sombre d’un Van Gogh de pacotille. »

Source: Stéphanie Katz pour Zeuxis – Un magazine de cinéma n°17.


Film réalisé par: Vincente Minnelli

Distribution du film:

Kirk Douglas - La vie passionnée de Vincent van Gogh

Kirk Douglas au cimetière d'Auvers-sur-Oise - La vie passionnée de Vincent van Gogh

Crédit photographique: Robert Chamoine – Août 1955

Sortie du film le 17 septembre 1956 aux Etats-Unis. En France le 15 janvier 1957. Durée 122 mm.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.