Fernand Quignon – (1854-1941) – au musée Daubigny en 2010

Fernand Quignon – (1854-1941), au musée Daubigny en 2010,

« Le Chant de la terre »

Du 24 avril au 14 novembre 2010
Musée DAUBIGNY
Auvers-sur-Oise

www.musée-daubigny.com

Seront accrochées plus de 70 œuvres, huiles sur toile ou panneau, de cet artiste humaniste, sensible à la beauté des paysages et au travail des hommes.

Peintre post-impressionniste, admirateur de l’Ecole de Barbizon, Fernand Quignon est profondément marqué par ses nombreux séjours à Pont-Aven de 1880 à 1883. Il y rencontre de nombreux artistes, y est confronté aux idées nouvelles. A la même époque, il fait la connaissance de Schuffenecker qui lui présente Gauguin. Peu à peu sa peinture, tout en restant liée par le classicisme de ses sujets à Barbizon, va oser des tons vifs très personnels, une luminosité affirmée, des contrastes appuyés.

Pas de formation artistique proprement dite pour ce fils d’ébéniste d’art. Il travaille d’abord comme concepteur et dessinateur de meubles. Attiré par le dessin et l’eau-forte, il devient peintre à l’âge de vingt-cinq ans et expose pour la première fois au Salon des Artistes français à Paris, en 1880, il a 26 ans.

La découverte, en 1886 des paysages verdoyants et fertiles du Vexin français est une révélation. Pour lui, cette région deviendra une source d’inspiration inépuisable de 1886 à la fin de sa vie. Il célèbre la nature et le monde rural, usant d’une palette claire aux tonalités chaudes, de touches rapides dont le relief accroche la lumière. « Les Champs d’avoine », « La Récolte des pommes de terre », « Les Labours », « Les Fermes », sujets ayant pour cadre Nesles-la-Vallée, Verville, Frouville tracent un portrait riche en émotion et en couleurs de la vallée du Sausseron entre Auvers et L’Isle-Adam.

Fernand Quignon - Les Disiaux au soleil

Les Disiaux au soleil – ( photo : Musée Daubigny, Brigitte Potiez-Soth © Adagp, Paris 2010 )

Fernand Quignon a été surnommé « Le peintre des moissons ». Suivant l’exemple de Millet, Van Gogh, Pissarro, Monet, Gauguin, Cézanne, il sacrifie à la mode des « meules » maintes et maintes fois déclinées sous toutes les formes et à toutes les saisons par les impressionnistes en cette fin du XIXème siècle.

Homme de communication, il a rencontré Harpignies, Jongkind, Pissarro, Raffaëlli, Maillol et Bourdelle. Son activité ne s’est jamais démentie. Ouvert aux autres, désirant transmettre, il enseigne la pratique de son art. Parmi ses élèves, citons Gustave Loiseau auquel il avait conseillé d’aller travailler sa peinture à Pont-Aven.

Chaque année depuis le début de sa carrière, Fernand Quignon a exposé à Paris, en province et à l’étranger.

De nombreux musées français possèdent des toiles de cet artiste. Parmi elles, propriété du Petit Palais, « Messidor » (premier mois du calendrier républicain du 20 juin au 19 juillet), l’époque des moissons, tout un symbole !

Véritable symphonie lumineuse des paysages vexinois, l’œuvre de Fernand Quignon est un hommage au pouvoir sans cesse renaissant de la terre. Peintres, écrivains, musiciens à l’instar de Gustave Mahler ont célébré à la même époque, cette nature généreuse dans « Le Chant de la terre ».

Fernand Quignon - 768 - Les Toits rouges

Les Toits rouges : ( photo Mussée Daubigny – Brigitte Potiez-Soth © Adagp, Paris 2010 )

www.musee-daubigny.com


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