Daubigny (1817-1878) – Charles-François Daubigny

DAUBIGNY (1817-1878) – CHARLES-FRANCOIS DAUBIGNY.

PORTRAIT DE DAUBIGNY – PEINTRE PAYSAGISTE.

Charles-François Daubigny (né à Paris le 15 février 1817, décédé à Paris le 19 février 1878) fut un des peintres qui formaient le groupe de l’école de Barbizon, et par ailleurs considéré comme un des précurseurs majeurs de l’impressionnisme.

<< Physionomie franche et cordiale, vive et mobile, qui vous séduit et vous échappe, Daubigny déconcerte le portraitiste, se dérobe devant le biographe, s’insurge contre le << ne bougeons plus >> du photographe : et qu’on veuille peindre au moral ou au physique, il faut pénétrer cette nature ondoyante à son insu et surprendre, au moment où elle s’éclaire, cette tête à la fois pleine de bonhomie et d’intelligence. >>

M. Frédéric Henriet, à qui nous empruntons ces lignes, a trouvé dans sa sympathie le secret qui permettait de triompher de ces difficultés : il nous a laissé de notre artiste un portrait moral à la pénétration duquel tous les amis de Daubigny rendent hommage. Quand au portrait physique, il a été, sinon achevé, du moins plusieurs fois esquissé : nous avons un profil à l’eau-forte de Bracquemond, vers 1857 : un croquis à l »eau-forte de Mme Léonide Bourges, vers 1860 : un excellent Daubigny âgé à son chevalet, gravé par Léon Lhermitte vers 1875.

L’eau-forte ci-contre, de Chaplin, publiée par l’ Artiste en 1869, avait été gravée sept ans auparavant dans des circonstances que l’on nous a récemment racontées : Chaplin s’aventurait quelquefois à cette époque dans l’Ile Saint-Louis pour donner une leçon de peinture dont le tarif correspondait à sa vogue et à ses allures de gentleman impeccable. Tandis que l’élève s’appliquait à mettre en pratique ses indications, le maître sortait un instant pour fumer un cigare : il eut un jour l’idée d’entrer en passant chez Daubigny, dont il avait entendu vanter chez Frédéric Henriet le caractère accueillant : la connaissance fut vite faite, et c’est au cours d’un de ces entr’actes-conversations que s’élabora le croquis ci-contre.

Complétons-le par cette description à peine antérieure de quelques années : << L’oeil est vif comme le pinceau, mais la figure maigre et nerveuse atteste des luttes énergétiques. Les plans de la face sont vigoureusement accusés : les cheveux noirs et laineux sont restés en grande partie sur le champ de bataille de la vie. Mais ce visage s’éclaire et rajeunit en s’animant, et il suffit d’essayer quelques variations sur le thème favori du peintre pour faire vibrer toutes les cordes de cette généreuses organisation.>>

F. Henriet (L’Artiste, 1857) (1826-1918)

A Auvers-sur-Oise vous pourrez y découvrir la maison atelier de Daubigny ainsi que le musée Daubigny.

Buste de Daubigny au pied de l'église d'Auvers-sur-Oise
Buste de Daubigny au pied de l'église d'Auvers-sur-Oise

Daubigny par le photographe Pierre Petit

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